COP 27 …et ensuite ?
Les pays en développement sont voués à payer un lourd tribut au changement climatique bien qu’y ayant très peu contribué.

Cela signifie que plusieurs centaines de millions de personnes seront obligées de migrer. Lorsque de tels déplacements se produisent dans des États fragiles, ils créent des problèmes de sécurité nationale et internationale, alimentent des conflits violents et, en fin de compte, peuvent annihiler des années de progrès et de développement économique et social.
Pour rompre le nexus entre climat, vulnérabilité et développement, la COP 27 a conclu un accord historique ouvrant la voie au premier plan d’adaptation mondial, ralliant à la fois les gouvernements et les acteurs non étatiques derrière un ensemble d’actions communes. Le plan comprend notamment un accord décisif sur le nouveau fonds « pertes et dommages » pour les pays vulnérables, mais également une accélération du soutien financier, technologique et du renforcement des capacités dont ont besoin les pays en développement.
Pour traduire ces ambitions en mise en œuvre concrète sur le terrain, plusieurs défis doivent être relevés allant de la sélection de technologies adaptées aux objectifs assignés, pertinentes pour les écosystèmes locaux à la fois d’un point de vue social et environnemental, la suppression des barrières à l’adoption qu’elles soient de nature administrative, technique, linguistique ou culturelle jusqu’à la canalisation des financements nécessaires.
La communauté internationale doit travailler avec les parties prenantes à tous les niveaux et dans tous les secteurs pour renforcer les programmes d’adaptation et de résilience existants ou aider à en créer de nouveaux en étroite coopération avec les communautés locales. La gestion communautaire de la mise en œuvre est en effet essentielle pour garantir une approche inclusive et façonner des solutions durables sur le long terme.
Publié le 5 Mars 2023.
